Quilt
Mon objectif
Associer différentes techniques pour concevoir un objet unique
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Un quilt est l’assemblage de trois couches matelassées.
- Le dessus ou « top » est composé de différents tissus assemblés en patchwork
- Au milieu se trouve un molleton en polyester, coton ou bambou
- Au-dessous un tissu uni ou piécé termine le projet
Le quilting est l'étape magique qui suit le patchwork. C'est le moment où je superpose les trois épaisseurs pour les "quilter", c'est-à-dire les surpiquer ensemble. C’est ce travail au fil qui donne tout son relief, son moelleux et son caractère final au projet.
En France on désigne un quilt par le terme patchwork alors que dans les pays anglo-saxons c’est seulement le top qui est appelé patchwork.
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Je délaisse les centimètres pour travailler en inches avec mes fidèles alliés : le cutter rotatif et la règle de coupe.
J’aime réaliser des quilts avec des tissus unis pour plus de modernité. L’assemblage de formes simples et l’association des couleurs me permettent de créer des objets au design épuré, colorés qui égayent la maison. Je réalise mes quilts à la machine et agrémente quelques fois mes créations de broderies mains. Les quilts que je confectionne sont réalisés avec soin mais servent quotidiennement.
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L’origine du quilt remonte à la nuit des temps.
Les premiers quilts européens étaient très simples. Ce sont les émigrants britanniques et néerlandais qui ont implanté solidement cette tradition aux Etats-Unis. Au XVIIe siècle les amish se sont emparés de cette technique qui permettait de ne rien gaspiller et de valoriser les chutes de tissu. Les dessus ou « tops » étaient souvent réalisés individuellement mais l’assemblage et le matelassage se faisait la plupart du temps collectivement. Le patchwork faisait partie de la vie domestique et sociale et avait surtout un objectif utilitaire, il était souvent pratiqué par les familles pauvres.
Pour ces mêmes raisons, les esclaves noirs ont également pratiqué l'art du patchwork.L’âge d’or du patchwork arrive avec l’apparition des métiers à tisser au 18ème siècle, qui permettaient d’avoir des tissus plus fins que ceux tissés à la main et à un prix plus abordable. L’invention de la machine à coudre va donner un nouvel essor au patchwork au 19ème siècle.
Cet art populaire s’essouffle pourtant au début du XXe siècle.
Dans les années 1960 cette pratique est remise en lumière et reconnue pour sa qualité artistique. La première exposition au Whitney Museum of American art en 1971 puis à Paris au musée des arts décoratifs en 1972 donne un nouveau souffle au quilt considéré depuis comme un art textile.
De nos jours, le mouvement du « modern quilting » est en plein essor. Par le choix des assemblages et des couleurs il apporte une touche moderne tout gardant son aspect artisanal.
Le patchwork s’inscrit aujourd’hui parfaitement dans la démarche de récupération des chutes de tissus afin de les valoriser tant dans les objets du quotidien que dans des œuvres d’art.